dimanche , 19 novembre 2017
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Accouchement forcé après une agression sauvage – Naushine Auckbaraullee : « J’ai cru perdre mon premier bébé »

Naushine Auckbaraullee, enceinte de 9 mois, s’attendait à donner nais­sance à son premier bébé dans des circonstances plus réjouissantes que celles qu’elles a vécues et qui ont nécessité un accouchement d’urgence par césarienne. En effet, elle aurait pu perdre la vie et son bébé aussi après l’agression sauvage dont elle a été victime dans la nuit de lundi à mardi. Ses agresseurs étaient les voisins de son père, dont 3 Mauriciennes et un ressortissant sud-africain. Naushine assistait à une cérémonie de mariage en compagnie de son époux, un policier, quand elle a appris que son père, Rechard Coowar, chauffeur de taxi de la capitale. et son frère, Yusfeer, ont eu des démêlés avec des voisines. L’une des voisines aurait rayé la voiture de son père garée devant l’appartement de celles-ci à la rue Dauphine.

Selon Naushine, dès qu’elle est descendue de voiture pour entrer chez son père, trois femmes se sont jetées sur elle avec hargne et ont commencé à la rouer de coups avec un gourdin. L’une d’elles lui donnait des coups de poing au ventre de toutes ses forces .Naushine est tombée à terre et a appelé à l’aide.

« Papa vine sauve mo la vie zotte pe batte moi » a-t-elle hurlé alors que la douleur qu’elle ressentait au ventre devenait lancinante. « Mo ti pe protège mo ventre pou ki mo bébé pas gagne coups. Mo ti peur ki mo perdi mo zenfant parski zotte fine continuer pile lor mo ventre », raconte-t-elle. Akram, son époux, n’a pu empêcher son agression car un homme d’origine sud-africaine, armé d’un morceau de bois hérissé de clous, s’en prenait à lui. Naushine a beau supplié ses agresseurs de ne pas lui faire de mal mais en vain. « Mo dire zotte pas batte moi parski mo enceinte, pas touye mo bébé », poursuit-elle. Tout à coup à bout de forces, Naushine ressent une douleur atroce au bas ventre et constate que sa poche des eaux s’était rompue. Rechard Coowar et son fils descendent les marches de l’escalier à toute vitesse pour porter secours à Naushine. Les agresseurs prennent la fuite et regagnent leur appartement après avoir été repoussés par Rechard et Yusfeer. Se tordant de douleur, Naushine demande à être transportée à l’hôpital. Son époux remarque une voiture du poste de police Pope Hennessy garée devant la porte. Selon Naushine, il aurait demandé aux policiers de la transporter à l’hôpital parce qu’elle était enceinte et en danger de mort. « Zotte dire pas zotte division sa si arrive kitchose grave zotte pou gagne problème et ki bizin call la police Trou Fanfaron », dit-elle.

Pendant ce temps, Nashine en larmes et à bout de souffle ne pouvait plus tenir le coup. « Mo ti pe lire duah et mo ti pe demande Allah sauve la vie mo zenfant », laisse-t-elle entendre. Akram en sang la fait monter alors dans sa voiture et la transporte à l’hôpital Jeetoo en toute urgence. Au département des urgences à l’hôpital, il n’y avait personne pour s’occuper d’elle. Un médecin présent demande qu’elle doit se munir d’un formulaire No 58. Il demande aussi qu’elle soit admise au “Labour Ward”. « Personne pas fine accompagne moi. Avec mo douleur mo fine marcher avec mo belle-soeur et mo fine prend l’ascenseur mo fine rentre dans ene la salle. Banne nurse dire moi pas ici sa », dit encore Naushine. Quand elle arrive enfin au “Labour Ward” elle est prise en charge par des infirmières qui ont été très gentilles avec elle .Des médecins accourent à son chevet et constatent que sa tension artérielle est assez élevée. Un médecin fait comprendre que les battements du coeur du bébé sont trop rapides et que la maman doit subir une césarienne d’urgence.

Naushine n’a pas le temps d’en informer ses parents. En route pour la salle d’opération on lui fait apposer sa signature sur un document. Quelques minutes après elle apprend qu’elle a mis au monde une fille. Naushine appréhendait que la vie de son bébé était en danger après les coups reçus. C’est après 3 jours qu’elle a pu serrer sa fille dans ses bras. Selon ce qu’a appris la nouvelle maman, son bébé avait une bosse à la tête. « Mais par la grâce d’Allah la bosse a disparu et rien de grave n’est arrivé », exulte-t-elle.

Après tous ces événements, Naushine essaie de remettre de l’ordre dans ses esprits . « Mo ti capave perdi mo la vie et mo ti bébé aussi. Ti capave arrive pli pire ki sa. Zenfant là li innocent. Li inhumain ceki banne madame-là fine fer moi. Mo espérer ki la justice pou faire », dit-elle.

La police déçoit Ackram

Akram Auckbaraullee, constable posté à la police de l’environnement, a laissé éclater sa colère quand la police n’est pas intervenue quand il a cherché de l’aide. Sous le coup de l’émotion, il avait déclaré que la police a failli dans sa tâche et n’a pas fait son travail convenablement . Selon Rechard Coowar, d’abord, son gendre n’a pas digéré le fait que la police n’ait pas remué le petit doigt pour rappeler à l’ordre les auteurs des actes de vandalisme contre sa voiture alors qu’il y a eu une déposition en ce sens. Ensuite, quand son gendre a recherché l’aide de la police pour transporter à l’hôpital son épouse qui était en danger de mort, les policiers ont refusé de lui porter assistance. Rechard fait ressortir que son gendre est un policier respectable qui en maintes occasions a aidé des personnes en danger. « Il faut comprendre son état d’esprit. Il était désespéré car il risquait de perdre son épouse et son bébé. Il a fait une déclaration à la presse alors qu’il était sous une tension extrême», conclut notre interlocuteur.

Un problème de parking

Rechard Coowar et son fils Yusfeer n’arrivent toujours pas à comprendre les raisons derrière l’agression barbare de Naushine. Rechard est d’avis que ses voisines, qui tiennent une pâtisserie au rez-de-chaussée de l’appartement qu’elles occupent à la rue Dauphine ne digèrent pas que les Coowar, père et fils, garent leurs voitures dans le garage qui appartient à la société Waqf. Selon Rechard, ses voisines sont elles aussi locataires et disent à tout le monde qu’elles sont les propriétaires de l’immeuble. À plusieurs reprises il dit avoir constaté que sa voiture avait été vandalisée. « Zotte fine prend ene la clef zotte raye mo loto ene longueur de 3 mètres », dit-il. Le jour de l’agression de sa fille, son fils Yusfeer venait de rentrer et avait fini de se rafraîchir quand de sa fenêtre il a vu une femme prendre un objet métallique et rayer la voiture de son père. Yusfeer est descendu de l’immeuble pour demander des explications à la femme et a consigné une déposition à la police de Trou Fanfaron . Rechard ajoute que ses voisines ont une dent contre lui parce qu’il est témoin contre elles dans une affaire en cour. « Elles se sont trompées de cible et sont tombées à bras raccourcis sur ma fille et mon gendre », dit-il. « Comme ene papa mo le coeur déchiré kan mo trouve zotte pe rode touye mo tifille et so bébé », ajoute-t-il.

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